Action Urgente : OUZBÉKISTAN

Ouzbékistan. Mouhammad Bekjanov

Ce journaliste de 62 ans a passé les 17 dernières années derrière les barreaux bien qu’il ait affirmé à son procès en 1999 qu’on l’avait torturé afin de lui extorquer des « aveux ». Il aurait été frappé à coups de matraque en caoutchouc, asphyxié et soumis à des décharges électriques. Le tribunal n’a pas pris ses allégations de torture en considération.

En 2012, sa peine a déjà été prolongée arbitrairement de 4 ans .

Il devrait être remis en liberté au mois de janvier 2017 mais ses proches craignent un scénario identique à celui de 2012. (cf document  : Action Urgente Mouhammad BEKJANOV)

Ci-dessous les deux courriers à envoyer, avant le 27 janvier, au procureur général et au Président de l’Ouzbékistan.

Mexique : Yecenia est libre

Au Mexique, Yecenia Armenta Graciano vient d’être libérée et acquittée après des années d’injustice.

YeceniaLa décision du juge de l’acquitter et de la libérer met fin à l’injustice subie par cette mère de deux enfants. Notre organisation menait campagne depuis 2014.

Campagne « 10 Jours pour signer » décembre 2015 : Yecenia faisait partie des personnes pour qui nous nous sommes mobilisés, à qui vous avez peut-être envoyé des messages de soutien et pour qui vous avez peut-être signé une pétition.

TORTURÉE ET ASPHYXIÉE PAR LES FORCES DE L’ORDRE

En juillet 2012, Yecenia Armenta Graciano est arrêtée par des policiers en civil à Culiacán, dans l’État de Sinaloa. Elle est alors détenue et torturée – notamment asphyxiée, suspendue la tête en bas et agressée sexuellement. On l’oblige à signer des aveux, qui sont à la base de son inculpation.
Des médecins légistes indépendants ont depuis examiné Yecenia deux fois – par des examens conformes aux normes internationales – et ont à chaque fois conclu qu’elle avait bien été torturée. Néanmoins, les autorités n’ont pas tenu compte de leurs conclusions et les aveux de Yecenia restent un élément à charge essentiel à son encontre.

LE COMBAT N’EST PAS FINI

Les personnes ayant torturé Yecenia n’ont toujours pas été traduites en justice et l’impunité pour ce type de violations est monnaie courante.

Il existe au Mexique de nombreuses situations comme celle de Yecenia, qui montrent que les services de médecine légale du Bureau du procureur général de la République ne rassemblent pas les informations adéquates dans les cas de torture.

Yecenia fait partie des milliers de victimes de la justice corrompue du Mexique, qui s’appuie bien trop souvent sur des “aveux” arrachés au moyen de la torture et d’autres mauvais traitements pour condamner des gens

Nigéria : La grâce totale accordée à Moses Akatugba !

LIBÉRÉ APRÈS AVOIR ÉTÉ ARRÊTÉ ET TORTURÉ ALORS QU’IL N’ÉTAIT QU’UN ADOLESCENT

Moses Akatugba se trouvait dans le quartier des condamnés à mort après avoir été condamné il y a 10 ans pour le vol de trois téléphones portables et a été torturé à plusieurs reprises pour le contraindre à « avouer ». Il a déclaré qu’il s’est senti « bouleversé » lorsque le gouverneur sortant de l’État du Delta a annoncé dans la soirée du 28 mai qu’il lui accordait la grâce totale.

UNE MOBILISATION MONDIALE EN FAVEUR DE MOSES

Sans les milliers de lettres envoyées du monde entier pour soutenir Moses, il n’aurait peut-être jamais recouvré sa liberté.
Dans une déclaration faisant suite à l’annonce du gouverneur, Moses a indiqué :moses_1
 « Les membres et les militants d’Amnesty International sont mes héros. Je promets de militer pour les droits humains, de me battre pour d’autres.
»

Moses a également remercié le défenseur des droits humains Justine Ijeomah, responsable de la Fondation pour les droits humains, le développement social et l’environnement (HURSDEF), une ONG nigériane, et le gouverneur Emmanuel Uduaghan pour avoir « tenu parole ».

Voir l’article complet sur le site d’Amnesty International France

Arabie saoudite : 100 jours après l’arrivée au pouvoir du roi Salman, aucun signe de progrès en matière de droits humains

affiche-raef-badawi-1.img_assist_custom-120x182François Hollande participe ce mardi 5 mai à une réunion du Conseil de Coopération du Golfe en Arabie saoudite, 100 jours après l’accès au trône du roi Salman bin Abdul Aziz Al Saud. Les perspectives de progression des droits humains dans ce pays ne sont guère réjouissantes, alors que les violations généralisées continuent sans relâche. 

Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau roi, l’Arabie saoudite a lancé une campagne militaire au Yémen comprenant des bombardements aériens au cours desquels des centaines de civils ont été tués, notamment lors d’attaques laissant craindre des violations du droit international humanitaire.

Sur place, de nombreux prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique, demeurent derrière les barreaux et les procès iniques de militants des droits humains accusés de « terrorisme » se poursuivent.

AMNESTY INTERNATIONAL DEMANDE LA LIBÉRATION DE DIZAINES DE DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Peu après l’accession au trône du roi Salman bin Abdul Aziz Al Saud, nous lui avons adressé par écrit une série de recommandations essentielles en matière de droits humains.

Les demandes de libération des dizaines de défenseurs des droits humains, partisans de la réforme, dissidents et militants emprisonnés, parmi lesquels Raif Badawi, qui a été condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour avoir simplement exercé son droit à la liberté d’expression, sont restées sans réponse.

Lire l’article complet sur le site d’Amnesty International France