Les bonnes nouvelles de juin 2017

Est-ce que l’action d’Amnesty International sert vraiment à quelque chose ? Oui, Amnesty, ça marche ! Voici la publication de juin 2017 qui en présente les résultats concrets : les « Bonnes Nouvelles ». Tous les mois, sur tous les continents, des femmes, des hommes, des enfants sont libérés…

  • CHINE : un avocat spécialisé dans les droits humains est libéré sous caution dans un contexte de répression acharnée
  • ETATS-UNIS : Chelsea Manning est enfin libre
  • HONGRIE : Vote historique contre la répression en Hongrie
  • IRAN : un défenseur des droits humains de premier plan libéré après dix ans d’emprisonnement
  • KENYA : un jugement plein d’espoir pour tous les peuples autochtones
  • MALDIVES : un militant utilisant les réseaux sociaux a été libéré de prison
  • MEXIQUE : une avancée contre la torture
  • OUGANDA : Stella Nyanzi a été libérée mais des accusations absurdes doivent être abandonnées
  • SOUDAN : des militants de l’opposition ont été libérés sans inculpation
  • SOUDAN : un pasteur, un missionnaire et un militant ont été libérés
  • TOGO: abandon de charges et libération d’une dirigeante associative

Les bonnes nouvelles de novembre 2016

  • BAHREIN : peine d’emprisonnement réduite à 3 ans pour un prisonnier d’opinion
  • COLOMBIE : l’attribution du prix Nobel de la paix illustre la volonté que la Colombie ne ferme pas la porte aux espoirs de paix et de justice
  • FRANCE : Changement d’état civil, enfin une bonne nouvelle pour les personnes transgenres
  • Le KIRGHIZISTAN fait un pas important pour les droits des filles
  • OMAN : des journalistes omanais ont été relâchés
  • POLOGNE : revirement historique du gouvernement sur son projet de loi restreignant encore plus
    le droit à l’avortement

Mexique : Yecenia est libre

Au Mexique, Yecenia Armenta Graciano vient d’être libérée et acquittée après des années d’injustice.

YeceniaLa décision du juge de l’acquitter et de la libérer met fin à l’injustice subie par cette mère de deux enfants. Notre organisation menait campagne depuis 2014.

Campagne « 10 Jours pour signer » décembre 2015 : Yecenia faisait partie des personnes pour qui nous nous sommes mobilisés, à qui vous avez peut-être envoyé des messages de soutien et pour qui vous avez peut-être signé une pétition.

TORTURÉE ET ASPHYXIÉE PAR LES FORCES DE L’ORDRE

En juillet 2012, Yecenia Armenta Graciano est arrêtée par des policiers en civil à Culiacán, dans l’État de Sinaloa. Elle est alors détenue et torturée – notamment asphyxiée, suspendue la tête en bas et agressée sexuellement. On l’oblige à signer des aveux, qui sont à la base de son inculpation.
Des médecins légistes indépendants ont depuis examiné Yecenia deux fois – par des examens conformes aux normes internationales – et ont à chaque fois conclu qu’elle avait bien été torturée. Néanmoins, les autorités n’ont pas tenu compte de leurs conclusions et les aveux de Yecenia restent un élément à charge essentiel à son encontre.

LE COMBAT N’EST PAS FINI

Les personnes ayant torturé Yecenia n’ont toujours pas été traduites en justice et l’impunité pour ce type de violations est monnaie courante.

Il existe au Mexique de nombreuses situations comme celle de Yecenia, qui montrent que les services de médecine légale du Bureau du procureur général de la République ne rassemblent pas les informations adéquates dans les cas de torture.

Yecenia fait partie des milliers de victimes de la justice corrompue du Mexique, qui s’appuie bien trop souvent sur des “aveux” arrachés au moyen de la torture et d’autres mauvais traitements pour condamner des gens

Phyoe Phyoe Aun est libre !

PhyoePhyoeAunestlibre

 

 

 

Phyoe Phyoe Aung lors de sa comparution devant le tribunal de Tharawaddy, mai 2015. © Privé

[09/04/2016]

Nous n’avons pas d’arme. Nous n’avons que nos corps pour défendre nos revendications. »

BONNE NOUVELLE 12/04/2016 :Phyoe Phyoe Aun est libre !
Des milliers de sympathisants d’Amnesty dans le monde entier ont écrit plus de 394 000 lettres, courriels et tweets, en faveur de Phyoe Phyoe Aung.
Cette bonne nouvelle nous est parvenue après que le nouveau gouvernement du Myanmar a annoncé qu’il allait prendre des mesures pour libérer tous les prisonniers d’opinion dès que possible. Les charges retenues contre Phyoe Phyoe Aung et contre de nombreux autres étudiants ayant participé à des manifestations en mars 2015 ont été abandonnées.

Phyoe Phyoe (27 ans) est la Secrétaire générale de la Fédération des syndicats étudiants birmans (All Burma Federation Student Union -ABFSU). Ce mouvement syndical conteste la loi nationale sur l’éducation votée en septembre 2014.
Il dénonce en particulier le contrôle du gouvernement sur les universités, l’absence de reconnaissance des langues minoritaires ainsi que l’absence de reconnaissance des syndicats d’étudiants et enseignants.

Après l’échec de négociations avec les autorités, une grande marche vers la capitale a été organisée en mars 2015. Bloqués par la police, les étudiants sont restés sur place pendant huit jours avant d’être violemment dispersés. Une centaine d’entre eux a été arrêtée.
Ils ont alors été inculpés pour des motifs multiples : « rassemblement illégal », « participation à un attroupement illégal sachant qu’il a été dispersé », « émeute », « blessure volontaire pour détourner un fonctionnaire de son devoir », « incitation à commettre des infractions contre l’État ou contre la tranquillité publique ». Certains étudiants, blessés lors de leur arrestation, n’ont reçu aucun soin médical. Tous ont été détenus dans des conditions sanitaires déplorables et leur accès à des avocats a été très restreint.

La blogueuse Ta Phong Tan a été libérée

Enfin libreArrêtée et condamnée en raison de ses prises de position, Ta  Phong Tan a été libérée mi-septembre 2015.

En décembre 2014, plus de 50 000 personnes s’étaient mobilisées pour sa libération lors de l’opération ’10 jours pour signer’.
Ta Phong Tan avait été condamnée à 10 ans de prison en septembre 2012 par le Tribunal populaire d’Ho Chi Minh-Ville. Cette blogueuse influente militait pour la liberté d’expression et pour une plus grande transparence des autorités vietnamiennes. Ancienne policière, elle est l’une des cofondatrices du Club des journalistes vietnamiens libres pour encourager la liberté d’expression.
Cet engagement avait provoqué la réaction des autorités et son arrestation en septembre 2011

Nigéria : La grâce totale accordée à Moses Akatugba !

LIBÉRÉ APRÈS AVOIR ÉTÉ ARRÊTÉ ET TORTURÉ ALORS QU’IL N’ÉTAIT QU’UN ADOLESCENT

Moses Akatugba se trouvait dans le quartier des condamnés à mort après avoir été condamné il y a 10 ans pour le vol de trois téléphones portables et a été torturé à plusieurs reprises pour le contraindre à « avouer ». Il a déclaré qu’il s’est senti « bouleversé » lorsque le gouverneur sortant de l’État du Delta a annoncé dans la soirée du 28 mai qu’il lui accordait la grâce totale.

UNE MOBILISATION MONDIALE EN FAVEUR DE MOSES

Sans les milliers de lettres envoyées du monde entier pour soutenir Moses, il n’aurait peut-être jamais recouvré sa liberté.
Dans une déclaration faisant suite à l’annonce du gouverneur, Moses a indiqué :moses_1
 « Les membres et les militants d’Amnesty International sont mes héros. Je promets de militer pour les droits humains, de me battre pour d’autres.
»

Moses a également remercié le défenseur des droits humains Justine Ijeomah, responsable de la Fondation pour les droits humains, le développement social et l’environnement (HURSDEF), une ONG nigériane, et le gouverneur Emmanuel Uduaghan pour avoir « tenu parole ».

Voir l’article complet sur le site d’Amnesty International France