Les bonnes nouvelles de novembre 2016

  • BAHREIN : peine d’emprisonnement réduite à 3 ans pour un prisonnier d’opinion
  • COLOMBIE : l’attribution du prix Nobel de la paix illustre la volonté que la Colombie ne ferme pas la porte aux espoirs de paix et de justice
  • FRANCE : Changement d’état civil, enfin une bonne nouvelle pour les personnes transgenres
  • Le KIRGHIZISTAN fait un pas important pour les droits des filles
  • OMAN : des journalistes omanais ont été relâchés
  • POLOGNE : revirement historique du gouvernement sur son projet de loi restreignant encore plus
    le droit à l’avortement

Action Urgente : Turquie ; Répression massive des médias

Cette action concerne la répression massive des medias en Turquie.

Il y a une lettre en pièce-jointe à compléter comme d’habitude ( voir ci-dessus ) et à envoyer au Premier Ministre de la Turquie par la poste ou par email ( adresse email sur la feuille infos ).

Si possible envoyez une copie à la Commission Parlementaire des Droits Humains en Turquie ( adresse postale et email sur la feuille infos en pièce-jointe ) et une copie à l’Ambassade de Turquie   16 rue de Lamballe   75116  Paris.

Ces lettres doivent être envoyées avant le 20 décembre 2016

AU TURQUIE
AU Turquie lettre nov

Mexique : Yecenia est libre

Au Mexique, Yecenia Armenta Graciano vient d’être libérée et acquittée après des années d’injustice.

YeceniaLa décision du juge de l’acquitter et de la libérer met fin à l’injustice subie par cette mère de deux enfants. Notre organisation menait campagne depuis 2014.

Campagne « 10 Jours pour signer » décembre 2015 : Yecenia faisait partie des personnes pour qui nous nous sommes mobilisés, à qui vous avez peut-être envoyé des messages de soutien et pour qui vous avez peut-être signé une pétition.

TORTURÉE ET ASPHYXIÉE PAR LES FORCES DE L’ORDRE

En juillet 2012, Yecenia Armenta Graciano est arrêtée par des policiers en civil à Culiacán, dans l’État de Sinaloa. Elle est alors détenue et torturée – notamment asphyxiée, suspendue la tête en bas et agressée sexuellement. On l’oblige à signer des aveux, qui sont à la base de son inculpation.
Des médecins légistes indépendants ont depuis examiné Yecenia deux fois – par des examens conformes aux normes internationales – et ont à chaque fois conclu qu’elle avait bien été torturée. Néanmoins, les autorités n’ont pas tenu compte de leurs conclusions et les aveux de Yecenia restent un élément à charge essentiel à son encontre.

LE COMBAT N’EST PAS FINI

Les personnes ayant torturé Yecenia n’ont toujours pas été traduites en justice et l’impunité pour ce type de violations est monnaie courante.

Il existe au Mexique de nombreuses situations comme celle de Yecenia, qui montrent que les services de médecine légale du Bureau du procureur général de la République ne rassemblent pas les informations adéquates dans les cas de torture.

Yecenia fait partie des milliers de victimes de la justice corrompue du Mexique, qui s’appuie bien trop souvent sur des “aveux” arrachés au moyen de la torture et d’autres mauvais traitements pour condamner des gens

Phyoe Phyoe Aun est libre !

PhyoePhyoeAunestlibre

 

 

 

Phyoe Phyoe Aung lors de sa comparution devant le tribunal de Tharawaddy, mai 2015. © Privé

[09/04/2016]

Nous n’avons pas d’arme. Nous n’avons que nos corps pour défendre nos revendications. »

BONNE NOUVELLE 12/04/2016 :Phyoe Phyoe Aun est libre !
Des milliers de sympathisants d’Amnesty dans le monde entier ont écrit plus de 394 000 lettres, courriels et tweets, en faveur de Phyoe Phyoe Aung.
Cette bonne nouvelle nous est parvenue après que le nouveau gouvernement du Myanmar a annoncé qu’il allait prendre des mesures pour libérer tous les prisonniers d’opinion dès que possible. Les charges retenues contre Phyoe Phyoe Aung et contre de nombreux autres étudiants ayant participé à des manifestations en mars 2015 ont été abandonnées.

Phyoe Phyoe (27 ans) est la Secrétaire générale de la Fédération des syndicats étudiants birmans (All Burma Federation Student Union -ABFSU). Ce mouvement syndical conteste la loi nationale sur l’éducation votée en septembre 2014.
Il dénonce en particulier le contrôle du gouvernement sur les universités, l’absence de reconnaissance des langues minoritaires ainsi que l’absence de reconnaissance des syndicats d’étudiants et enseignants.

Après l’échec de négociations avec les autorités, une grande marche vers la capitale a été organisée en mars 2015. Bloqués par la police, les étudiants sont restés sur place pendant huit jours avant d’être violemment dispersés. Une centaine d’entre eux a été arrêtée.
Ils ont alors été inculpés pour des motifs multiples : « rassemblement illégal », « participation à un attroupement illégal sachant qu’il a été dispersé », « émeute », « blessure volontaire pour détourner un fonctionnaire de son devoir », « incitation à commettre des infractions contre l’État ou contre la tranquillité publique ». Certains étudiants, blessés lors de leur arrestation, n’ont reçu aucun soin médical. Tous ont été détenus dans des conditions sanitaires déplorables et leur accès à des avocats a été très restreint.

Action Urgente – Arabie Saoudite

Lettre à envoyer au Roi d’Arabie Saoudite et à l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite, demandant de libérer Waleed_Abu_al-Khairimmédiatement et inconditionnellement Waleed Abu al-Khair, avocat saoudien emprisonné.
Waleed Abu al-Khair a défendu de nombreuses victimes et militants des droits humains, notamment le blogueur Raif Badawi.
Son engagement pacifique lui vaut de purger actuellement une peine de prison de 15 ans, assortie de 15 ans d’interdiction de quitter le territoire.

Lettre : Arabie_Saoudite_Lettre_fev_2016

  • Adresse du roi : cf la lettre
  • Adresse de l’ambassade : M. l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite 92 rue de Courcelles 75008 Paris.

ÉTHIOPIE : Libérez des manifestants Oromos pacifiques

Libérez des manifestants Oromos pacifiques

Plusieurs militants pacifiques ont été arrêtés au cours des manifestations qui ont lieu depuis novembre dernier dans la région d’Oromia.

Diribie Erga a été arrêtée chez elle sans mandat et est maintenant détenue au Maekelawi sans communication avec un avocat ou sa famille. Plusieurs journalistes et dirigeants politique ont également été arrêtés : Bekele Gerba, Getachew Shiferaw, Yonathan Teressa, Fikadu Mirkana, etc

ACTION RECOMMANDÉE : envoi de lettres internationales ci-dessous (modifier l’entête pour y mettre vos coordonnées) pour :

  • mettre immédiatement fin aux arrestations de masse, aux passages à tabac et aux homicides de manifestants, de journalistes et de dirigeants et de membres de l’opposition ;
  • garantir que les manifestants, journalistes et membres et dirigeants de l’opposition se trouvant en détention puissent s’entretenir avec leur famille et des avocats, et qu’un tribunal examine la légalité de leur détention ;
  • ouvrir une enquête indépendante sur le recours à une force excessive durant les manifestations. À l’issue de ces investigations, si l’on conclut qu’il y a eu recours excessif à la force, les responsables présumés doivent faire l’objet de poursuites pénales et de sanctions disciplinaires selon les circonstances.

Courrier 1 : ETHIOPIE CRAINTE TORTURE MAF
Courrier 2 : ETHIOPIE CRAINTE TORTURE

Cf informations complètes sur le site d’Amnesty France.

Voir aussi : Article du Monde.fr

« 10 Jours pour signer » : Un événement qui change des vies

Samedi 5 Décembre 2015 de 10h à 18h à la Ludothèque de Juvisyphoto_10J pour Signer
Place Jean Durix (face à la médiathèque et au cinéma)

Venez rencontrer des membres de notre groupe d’Amnesty International, vous documenter, signer des pétitions pour aider des personnes victimes de violations des droits humains, leur envoyer des messages de soutien, …

Cette mobilisation du public aura lieu en même temps dans de nombreux pays.
En France elle se déroulera du 4 au 13 décembre.
Vous pourrez également vous documenter et signer les pétitions sur internet ou sur papier aux Travées, 9 rue du Dr Vinot, du 7 au 11 décembre.

 

Action Urgente! Hongrie : justice pour les réfugiés

Les réfugiés sont traités comme des indésirables en Hongrie. Rejoignez notre appel aux autorités hongroises de permettre aux réfugiés d’accéder à une procédure d’asile juste et efficace.

Depuis des mois, des réfugiés continuent de fuir des violences et tentent de trouver la sécurité en Europe. Pour dissuader les réfugiés d’entrer, la Hongrie construit des murs et adopte des mesures draconiennes qui bafouent les droits des réfugiés. Pourtant, pour ces personnes, chercher l’asile n’est pas un choix, mais une question de survie.

La frontière hongroise avec la Serbie est fermée et l’accès au territoire est sévèrement restreint pour les réfugiés. Ceux qui parviennent à accéder au territoire hongrois pourront être pénalisés pour leur « entrée irrégulière ». Dans des nouvelles « zones de transit », les demandes d’asile sont traitées de manière accélérée, en quelques heures. La Hongrie a également prévue de renvoyer en Serbie les demandeurs d’asile qui ont transité par ce pays. Pourtant là-bas, le système d’asile est inefficace ; seules 18 personnes ont obtenu la protection en 6 ans !

Vous trouverez ici la pétition en ligne sur le site web. Quand vous signez, votre pétition est envoyée directement par mail au premier ministre hongrois.

La blogueuse Ta Phong Tan a été libérée

Enfin libreArrêtée et condamnée en raison de ses prises de position, Ta  Phong Tan a été libérée mi-septembre 2015.

En décembre 2014, plus de 50 000 personnes s’étaient mobilisées pour sa libération lors de l’opération ’10 jours pour signer’.
Ta Phong Tan avait été condamnée à 10 ans de prison en septembre 2012 par le Tribunal populaire d’Ho Chi Minh-Ville. Cette blogueuse influente militait pour la liberté d’expression et pour une plus grande transparence des autorités vietnamiennes. Ancienne policière, elle est l’une des cofondatrices du Club des journalistes vietnamiens libres pour encourager la liberté d’expression.
Cet engagement avait provoqué la réaction des autorités et son arrestation en septembre 2011

Nigéria : La grâce totale accordée à Moses Akatugba !

LIBÉRÉ APRÈS AVOIR ÉTÉ ARRÊTÉ ET TORTURÉ ALORS QU’IL N’ÉTAIT QU’UN ADOLESCENT

Moses Akatugba se trouvait dans le quartier des condamnés à mort après avoir été condamné il y a 10 ans pour le vol de trois téléphones portables et a été torturé à plusieurs reprises pour le contraindre à « avouer ». Il a déclaré qu’il s’est senti « bouleversé » lorsque le gouverneur sortant de l’État du Delta a annoncé dans la soirée du 28 mai qu’il lui accordait la grâce totale.

UNE MOBILISATION MONDIALE EN FAVEUR DE MOSES

Sans les milliers de lettres envoyées du monde entier pour soutenir Moses, il n’aurait peut-être jamais recouvré sa liberté.
Dans une déclaration faisant suite à l’annonce du gouverneur, Moses a indiqué :moses_1
 « Les membres et les militants d’Amnesty International sont mes héros. Je promets de militer pour les droits humains, de me battre pour d’autres.
»

Moses a également remercié le défenseur des droits humains Justine Ijeomah, responsable de la Fondation pour les droits humains, le développement social et l’environnement (HURSDEF), une ONG nigériane, et le gouverneur Emmanuel Uduaghan pour avoir « tenu parole ».

Voir l’article complet sur le site d’Amnesty International France